Ca tourne ! :: Orlando




Orlando est le projet musical de Kate Fletcher. Il s'inspire du personnage romanesque de Virginia Woolf, à qui il est donné de vivre plusieurs vies, et qui poursuit ces vies en quête de poésie et d’aventure. L’idée de ce projet est de le faire changer de forme par le biais de collaborations avec d’autres musiciens et artistes d’horizons divers.
Depuis un an, elle joue la version solo du projet, à base de chant, d’harmonium indien, de violoncelle, d’enregistrements et emprunts sonores divers. Elle cherche la variation subtile dans des pièces musicales d’un seul tenant, improvisées, préparées. Les textes, pour la plupart en anglais, abordent le voyage, l'exil, les quêtes émancipatrices, luttes et douceurs.

En dehors du travail solo, deux collaborations ont vu le jour, la première avec le guitariste Johan Le Velly. La deuxième (actuellement se jouant en live) avec le saxophoniste Pli Lawrence.

Suite à une proposition du collectif  « La Méandre », Kate propose le concert en version allongé ou en sieste sonore. Ceci amplifie l'écoute de cette musique évocatrice et émotionnelle.

Un premier album Theories of Entanglement est en cours de mixage et sortira en 2018.
Credit photo : Patrice Normand




''On regrette l'absence de tapis avant de nous asseoir sur le béton, accompagnés par une bonne partie des présents. Kate Fletcher lance un drone unique, travaillant d'abord des boucles de violoncelle effleuré sur lesquelles elle chante. Ayant lu le mot "raga", on songe aux épopées nocturnes de Terry Riley et La Monte Young, à Pandit Prân Nath, à ceci près que le matériau exploré par Kate dans son improvisation ne reprend pas strictement celui de ces anciens, et c'est heureux. Les modes envisagés, entrouverts en une ou deux occasions par des quarts de ton dans sa voix, évoquent surtout un folk britannique ralenti en incantations plus narratives qu'hypnotiques. La musique de Kate, privilégiant le dialogue à la révélation, suscite l'attention jusqu'au bout du morceau. Les coulées d'harmonium, les éléments rythmiques, les souffles du micro et les enregistrements de terrain, tout est tenu et en même temps libre, laissé à l'usage et au vouloir, une petite heure passant comme un rêve et ses contours en échos.'' Clement Chevrier